Lancement au Togo d’une campagne anti-VBG

Halte à la violence faite aux femmes.

Une campagne et d’activisme contre les violences basées sur le genre démarre dans notre pays ce 25 novembre.

Ce 25 novembre, la communauté internationale célèbre la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. La commémoration marque au Togo ainsi que dans plusieurs pays du monde entier, le début de 16 jours de campane et d’activisme contre les violences basées sur le genre (VGB). Le thème retenu pour cette action est « Oranger le monde : lever les fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles »

Cette activité qui est à sa 25ème édition consiste selon la ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, Tchabinandi Kolani-Yentchare, « à amener l’opinion nationale et internationale à se mobiliser et à agir pour mettre un terme aux violences basées à travers le monde ».

Malgré les efforts qui se font ici et là pour de meilleures conditions de vie et de travail pour les femmes, il est aujourd’hui estimé à l’échelle internationale qu’une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence. Viols, violence familiale, harcèlement sur le lieu de travail, violence à l’école, mutilations génitales féminines, violences sexuelles dans les conflits armés sont notamment subies par les femmes. Parce qu’ayant d’importantes conséquences sur la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie des victimes, les VBG doivent être combattues.

« L’accent sera suffisamment mis sur la nécessité de financer durablement les efforts visant à mettre fin aux violences faites aux femmes et aux filles en vue d’optimiser leurs capacités à contribuer efficacement à l’atteinte des objectifs de l’Agenda 2030 pour le développement durable. Au Togo, le gouvernement a fait le choix d’intensifier, en partenariat avec toutes les parties prenantes, les actions de lutte contre les violences sexuelles à l’égard des filles en vue de faire d’elles, à plus ou moins long termes, des actrices du développement durables au même titre que les hommes. Ce qui ne peut être réalisable, si l’on n’écarte pas le principal obstacle à leur scolarisation et à leur formation, à savoir : les violences sexuelles dont elles sont souvent victimes », indique la ministre.

Pour marquer la campagne de lutte contre les VGB, le ministère en charge de la promotion de la femme organisera, avec l’appui de ses partenaires, plusieurs activités sur l’ensemble du territoire.

« Il s’agit entre autres de séances de sensibilisation sur la lutte contre les violences sexuelles à l’égard des filles, dans les écoles d’une part et sur la contribution des femmes à la culture de la paix d’autre part ; de tournois de footballs féminins couplés de sensibilisation sur le thème », annonce Mme Kolani-Yentcharé.

La campagne de lutte contre les VBG prendra fin le 16 décembre prochain.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

Du même auteur

Soutenir par un don