La STT appelle à un mouvement

Gouvernement : N’allez pas en grève !

Malgré l’accord intervenu entre le gouvernement et les centrales syndicales à savoir la STT et la CCST courant semaine dernière, il est annoncé un nouveau débrayage dans l’administration publique.

En effet, à la suite de la signature de leur acord issu des discussions, les responsables de la STT, comme à l’accoutumée sont retournés rendre compte aux inscrits de leur centrale syndicale, ce qu’ils appellent « la base ». Après lecture des décisions convenues avec le gouvernement, « la base » a rejeté en bloc le document pourtant signé par leurs mandants. Du coup, il a été décidé de poursuivre le mouvement jusqu’à satisfaction totale de toutes les revendications.

Ainsi, le jeudi 26, la STT annonce à l’employeur « un mot d’ordre de grève de trois jours, du mardi 3 au jeudi 5 mars 2015 précédé et suivi de sit-in dans toute l’administration publique et parapublique ».

Le gouvernement, se basant sur les termes de leur accord dûment signé par toutes les parties, fait injonction aux travailleurs de ne pas suivre ce mot d’ordre de grève, illégal, sous peine de sanctions.

Voici in extenso, le communiqué du gouvernement :

 

COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT

Le 20 février 2015, le gouvernement a signé un relevé de conclusions consacrant les points d’accord entre le gouvernement, les centrales syndicales et la Synergie des Travailleurs du Togo (STT). Comme le souligne le relevé de conclusions, il subsiste des points sur lesquels un comité de suivi mis en place de commun accord, travaille activement.

Malgré ces points de relevé de conclusions cosignés par la Synergie des Travailleurs du Togo (STT), le gouvernement vient de recevoir une lettre de la STT datée du 26 février annonçant un mot d’ordre de grève de trois jours, du mardi 3 au jeudi 5 mars 2015 précédé et suivi de sit-in dans toute l’administration publique et parapublique pour cause de rejet des conclusions par la base.

Le gouvernement rappelle que cette démarche de la STT sort du cadre syndical et est donc illégal.

En conséquence, le gouvernement porte à la connaissance de tous les travailleurs que tous ceux qui suivront un mot d’ordre de grève non conforme aux dispositions légales et réglementaires régissant le droit de grève, s’exposent aux sanctions prévues par la loi.
Fait à Lomé, le 27 février 2015

LE GOUVERNEMENT

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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