Après la rencontre du Net avec le ministre Boukpessi

Gerry Taama pose ses conditions pour une CENI technique

L’organisation des élections municipales alimente le débat au sein de la classe politique. Débat vivifié par la rencontre du ministre de l’administration territoriale avec les responsables des partis politiques. Chacun y va de sa réaction surtout en ce qui concerne les dispositions à prendre pour une organisation parfaite desdites échéances. Nous avons les propositions du Nouvel engagement togolais, NET, de Gerry Taama, à travers ce communiqué de presse publié intégralement en dessous.

Communiqué de presse
Les 03 et 10 juillet 2017, une délégation du NET conduite par son président national a rencontré le ministre de la d’administration territoriale, de la décentralisation et des collectivités locale à son cabinet. L’objet de la rencontre portait principalement sur la CENI, moins sur sa composition que sur les solutions devant la rendre plus crédible. En effet, les remplacements intempestifs de ses membres par plusieurs partis politiques à la veille du scrutin dernier, de même que les conditions rocambolesques de proclamation des résultats des élections présidentielles de 2015 ont en effet démontré, une fois encore, les limites de notre CENI actuelle.
La position affichée par le NET sur le sujet se résume en trois points :
1. L’amélioration de notre code électoral va au-delà de la simple composition de la CENI. Le fichier électoral, la traçabilité du scrutin et surtout la transparence dans la transmission des résultats, qui doivent être consultables bureau de vote par bureau de vote, la rallonge des délais de recours, pour permettre aux candidats, surtout lors des élections présidentielles de rassembler les PV…. sont autant de sujets qui doivent être débattus avant toute élection future.
2. Sur la composition de la CENI : une CENI technique dans le contexte togolais ne peut être une solution viable que si d’une part, l’extrême méfiance entre les acteurs politiques venait à être levée, et d’autre part, si cette composition technique ne faisait pas perdre aux CELI et bureaux de vote, la relative crédibilité que ces démembrements, avec la composition actuelle, ont acquis au fil des années. Le contentieux électoral se joue majoritairement à la CENI. Le NET propose ainsi donc qu’on puisse aller à une CENI technique uniquement que si on l’adjoint d’un comité de supervision politique fonctionnant à l’image du groupe d’accompagnement composé par le Général Sangaré et les représentants des 5 candidats lors des élections présidentielles dernières. A défaut, conserver la composition actuelle, tout en s’assurant du niveau technique des différents membres. Un test pourrait par conséquent, dans cette perspective, être soumis aux futurs membres de la CENI avant prestation de serment à l’assemblée nationale.
3. Le NET a tenu à rappeler qu’au bout de ses multiples expériences électorales, ce n’est pas tant l’amélioration du code électorale, ni la meilleure composition de la CENI qui modifiera de façon déterminante l’issue des élections dans notre pays. Tant que les ressources financières continueront à être inégalement réparties au Togo, les dépenses de campagne échappant à tout contrôle, ces réformes cosmétiques ne modifieront pas les rapports de force.
Le NET tient à remercier le Ministre pour son initiative de consultation des partis politiques, tout en convenant que les conclusions de ces discussions feront l’objet de débats à l’assemblée nationale avant toute modification de notre loi électorale.
Le Président

TAAMA Komandéga

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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