Journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic des drogues

« Face au problème mondial de la drogue, les gouvernements doivent mener une action concertée et réfléchie », Ban Ki Moon

Chaque 26 juin, le monde célèbre la journée internationale de lutte contre l’abus et le trafic des drogues. Le secrétaire général de l’ONU a, dans ce cadre, adressé un message à l’endroit des dirigeants du monde. Il les y invite à une action plus « concertée et réfléchie » pour faire face au phénomène de la drogue qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Depuis le 07 décembre 1987, une journée internationale (le 26 juin) est réservée à la lutte contre l’abus et le trafic des drogues. Objectif, renforcer l’action et la coopération aux échelons national, régional et international dans le but de parvenir à une société affranchie de l’abus des drogues. 29 ans déjà donc que le monde entier se positionne face au fléau de façon plus concertée. La première méthode adoptée fut la répression. Pourtant, de nos jours, impossible d’arrêter le phénomène qui fait de plus en plus de victimes et s’inscrit comme un danger de santé publique. L’alternative que trouve, aujourd’hui, les Nations-Unies pour combattre le mal est la prévention. Certains pays, dépités, optent pour la dépénalisation de la consommation.

L’Afrique de l’Ouest, de son côté, longtemps considéré comme une zone de transit, et de consommation est désormais aussi vue comme une zone de production. En témoigne le rapport « Pas seulement une zone de transit- Drogues, État et société en Afrique de l’Ouest » de la Commission ouest-africaine sur les drogues WACD, datant de 2014.

Environ un million et demie de personnes en Afrique de l’Ouest consomment de la cocaïne, de l’héroïne ou du cannabis. Le trafic rapporterait environ 1,250 milliards de dollars (sans compter les transit non interceptés et le gain que rapporte la cocaïne). Et les dégâts que posent le phénomène sont énormes pour les populations. Ils vont de la délinquance au terrorisme passant par des pertes économiques, des conflits politique, ....

A l’occasion de la 29e commémoration de la journée du 26 juin qui fait suite à une session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU sur la question en avril dernier, la désolation reste grande. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, lui semble toujours croire à une lutte plus efficiente. Dans un message délivré à l’occasion de la célébration, il a invité les gouvernants du monde entier à « améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par le fléau de la drogue, en privilégiant la sûreté et la sécurité publique tout en mettant davantage l’accent sur la santé, les droits de l’homme et le développement durable ». Message dont voici la quintessence.

Message du Secrétaire général

« Nous célébrons aujourd’hui la première Journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic de drogues depuis l’adoption, l’an dernier, des objectifs de développement durable. L’objectif 3 vise à renforcer la prévention et le traitement de l’abus de substances psychoactives, mettre fin à l’épidémie de sida et combattre l’hépatite. L’objectif 16 consiste à promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques, justes et inclusives et d’institutions qui soient en mesure de lutter contre les drogues illicites, la criminalité, la corruption et le terrorisme.

Les objectifs de développement durable ont également été pris en compte lors des délibérations de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue, qui s’est tenue en avril. Ces objectifs valident le principe fondateur des conventions internationales relatives au contrôle des drogues, qui est d’assurer la santé et le bien-être de l’humanité. Pour ce faire, un juste équilibre entre la suppression de l’offre de drogues et la prévention et le traitement des effets néfastes des drogues sur la santé doit être trouvé.

Face au problème mondial de la drogue, les gouvernements doivent mener une action concertée et réfléchie. Le commerce illicite de drogues favorise les réseaux de criminalité transnationale organisée, la corruption systémique et la violence généralisée. Il représente également une grave menace pour la santé publique. Des millions de personnes sont directement touchées, en particulier les pauvres, les femmes et les enfants vulnérables et les personnes vivant dans des communautés précaires.

Les défis posés par le problème mondial de la drogue exigent une riposte internationale qui soit à la fois efficace, bienveillante et humaine. Lors de la session extraordinaire d’avril sur le problème mondial de la drogue, des progrès concrets ont été accomplis en ce qui concerne la promotion de mesures de substitution à l’incarcération, le renforcement des engagements en faveur des droits de l’homme, l’importance accordée à la répression des gains financiers illicites et la lutte contre la corruption. En cette Journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic de drogues, j’appelle les pays et les collectivités à continuer d’améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par le fléau de la drogue, en privilégiant la sûreté et la sécurité publique tout en mettant davantage l’accent sur la santé, les droits de l’homme et le développement durable ».

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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