Face à l’adversité au Togo

FONDAVO veut sauvegarder la dignité de la veuve

Dr Charles Birreguah s’est donné pour mission de défendre la cause des veuves et orphelins. Pour Se faire, il ne cesse de multiplier des actions en faveur de cette couche vulnérable, à travers son Ong Fonds d’Aide aux Veuves et Orphelins (FONDAVO), mis sur pied en 1995.
Ces femmes étaient de nouveau à l’honneur lors de la célébration dimanche dernier de la 4è édition de la Journée internationale de la veuve. En marge de la célébration de cette journée, l’Ong a organisé le lundi 23 juin à Lomé, un colloque axé sur le thème : « Comment sauvegarder la dignité de la veuve au Togo ».

La rencontre ayant réuni une centaine de veuves et orphelins venant d’horizons divers, a permis à ces femmes d’être outillées sur leurs droits, de s’imprégner des actions que mène le Fonds National de la Finance Inclusive (FNFI) et du rôle de l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi (ANPE).

Elles sont légions, les difficultés que connaissent ces femmes lorsque leurs maris décèdent. Elles sont souvent confrontées à la violence domestique, aux violences sexuelles, au mariage forcé, aux mutilations génitales, au lévirat, à l’éviction forcé, à l’expulsion par la belle-famille, de la femme du domicile conjugal, le retrait des enfants, la discrimination à l’égard des femmes, s’agissant du mariage et du domaine de travail, etc.

Le tableau ainsi dressé, il urge pour les responsables de FONDAVO d’agir. Tour à tour, d’éminents conférenciers se sont succédé pour entretenir l’assistance sur « le FNFI, son rôle et son fonctionnement » ; « Assistance des veuves dans la recherche de l’emploi via ANPE » ; « Fondavo-MUDECK : bilan et perspectives » et « Sensibilisation des veuves sur les nouvelles dispositions contenues dans le nouveau code des personnes et de la Famille ».

Dans son intervention, la ministre des Affaires sociales, de la Promotion de la Femme et de l’Alphabétisation, Dédé Ekoué Ahoefa a exhorté ces dernières à plus de témérité, de détermination, de progrès dans leurs diverses activités et aux côtés de leurs enfants orphelins, relève de demain, car, soutient-elle, « être veuve n’est pas une fatalité ni une fin en soi  », a-t-elle lancé avant.

« Il est vrai que beaucoup reste à faire mais qu’il y a eu des avancées considérables dans ce domaine durant ces dernières années dans notre pays », affirme Mme Ekoue.

Le président fondateur de FONDAVO, Dr Charles Birreguah, revient ici en rappelant que cette Journée demeure l’occasion de reconnaitre la situation déplorable des veuves ainsi que leurs enfants, tout en invitant chaque acteur à œuvrer au rétablissement de leur dignité et de leurs droits mais aussi en réduisant la pauvreté de ces dernières par leur autonomisation.

Selon ce dernier, chaque acteur doit rompre avec « l’indifférence », pour redonner sauvegarder la dignité de la veuve au Togo, pour lui donner la place quelle mérite.

L’organisation de cette journée a été soutenue financièrement par la structure de jeu, Lydia Ludic, et rehaussée par la présence du ministre de la Justice, Koffi Esawa ainsi que les responsables de la structure de micro fiance, MUDECK.

Pour une nouvelle fois, Dr Birregah a attiré l’attention sur les rites de veuvages, qu’il juge « dégradants et humiliants ».

Une pratique que condamne fermement ce dernier. « C’est dramatique, c’est mortel. Les rites de veuvage doivent être abolis au Togo, car c’est moyenâgeux et il faut un réveil de tous pour arrêter cela », a martelé Dr Birreguah.

 

La rencontre a été marquée par la distribution des vivres et des non vivres aux veuves de FONAVO, des attestions pour celles qui ont suivi des cours d’alphabétisation, l’octroi de micro crédits et autres.

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