La presse écrite du lundi 6 février 2017

Eyadéma n’est pas mort

Les journaux parus en kiosque ce lundi évoquent des sujets pêle-mêle. Mais le 12ème anniversaire du rappel à Dieu du Père de la nation, Feu Général Eyadéma du dimanche 5 février 2005 date de son décès l’emporte largement.

Togo Presse écrit : « Des hommages à Kara en présence du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé ».
Selon le quotidien national, il y a douze (12) ans jour pour jour, hier, que le père de la nation, feu Gnassingbé Eyadéma a quitté le monde des vivants. « Le 5 février 2005, il s’en était allé laissant le Togo orphelin. Cette soudaine disparition a eu un effet non seulement sur le Togo mais également sur l’Afrique et le reste du monde eu égard à la dimension et à la carrure de cet homme tout particulier qui savait conjuguer patriotisme, panafricanisme, paix et pardon », ajoute-t-il.

Même son de cloche chez Liberté qui fait savoir que 5 février 2005-5 février 2017, douze ans après, « Eyadéma », n’est vraiment pas mort.
« Aux yeux du commun des Togolais, Eyadema symbolise un passé douloureux, la dictature implacable, la confiscation des libertés, le frein à la démocratie et à l’alternance, la boulimie du pouvoir. Après ses trente-huit (38) ans de règne, le peuple togolais avait nourri l’espoir d’un jour nouveau  », lance-t-il.

Le Correcteur abonde dans le même sens que son prédécesseur en informant que le Togo, une République, deux visages à travers la mort d’Eyadéma commémorée avec faste dans le Kozah tout en se questionnant : « A quand la commémoration officielle de l’assassinat de Sylvanus Olympio ? ».
« En vérité, la première leçon de la mort du Général Eyadéma, devait conduire à l’amélioration conséquente des infrastructures sanitaires. Mais 12 ans après, la situation s’est plutôt aggravée. La plupart des autorités se soignent à l’extérieur ignorant royalement qu’il y a parfois des cas d’urgence qui aboutissent au pire. Combien de fois n’a-t-on pas annoncé Faure Gnassingbé en Italie pour des soins de santé ? Le grand Centre Hospitalier du Togo (CHU) Sylvanus Olympio ne dispose pas de scanner qui ne coûte que 250 millions de francs CFA. Au-delà, certains se demandent à quand la commémoration de l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président démocratiquement élu du Togo ? », se demande le journal.

Forum de la Semaine renchérit en disant qu’il y a douze ans, la « catastrophe nationale : le président de la République, Gnassingbé Eyadéma venait de rendre l’âme au-dessus de la Tunisie dans l’avion qui l’évacuait vers l’Israël pour des soins médicaux. »

En économie, Golfe Info parle du secteur des télécoms où le Togo Télécom-Togo Cellulaire dans un mariage à risque.
«  Annoncé depuis des mois, le mariage tant attendu des deux opérateurs publics, où l’épouse-Togocel, apporte la dot pour sauver d’une situation financière bien compromise, l’époux-Togo Telecom, ce ménage à deux, semble aujourd’hui marqué le pas. L’ancienne maison-mère et sa filiale, restant deux maisons difficilement conciliables. Beaucoup de choses les séparant encore  », précise-t-il.

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