Parution du mardi 6 décembre 2016

Et enfin, la Gambie en pleine liberté

L’élection présidentielle gambienne de la semaine dernière, et qui s’est soldée par la victoire d’un opposant sur Yahya Jammeh au pouvoir depuis 22 ans, intéresse les journaux parus ce jour. Différents sujets en page nationale ne sont pas du reste.

« Yahya Jammeh reconnaît sa défaite face à Adama Barrow », lance Actu express.

Le journal ne manque pas d’attribuer aux trois candidats qui se sont croisés lors de cette présidentielle à un tour, les points obtenus par chacun. Ainsi, souligne-t-il, Adama Barrow a totalisé 263.515 voix contre 212.099 pour Yahya Jammeh et 102.069 pour le troisième candidat Kandeh Mamma, plus de 50.000 voix pour 890.000 électeurs appelés aux urnes.

L’Alternative lie cette défaite de Yahya Jammeh en Gambie au « rêve du pouvoir à vie » de Faure Gnassingbé. Un rêve qui, selon ce bi-hebdo, est « davantage hypothéqué ».

Il n’en veut pour preuve que « si les Togolais se sont particulièrement réjouis de la nouvelle venue de Banjul, c’est qu’ils savent que cela n’est pas sans conséquence sur le Togo. Avec ce seul départ, le contexte régional devient de facto embarrassant et davantage hostile pour le régime de Lomé. Le projet de pouvoir à vie de Faure Gnassingbé et des membres de sa minorité vient de prendre un sérieux coup », argumente-t-il.

Dans une interview exclusive accordée à Jean-Pierre Fabre sur la Gambie, les élections locales, les réformes, le budget 2017, la grève des enseignants, Liberté fait dévoiler à l’opposant togolais, son point de vue sur ce qu’il s’est passé en Gambie.

« Aucun peuple ne peut supporter indéfiniment le pillage de ses ressources par une minorité qui le confine à la misère et au dénuement. Quand un peuple se lève, aucun obstacle ne peut empêcher sa marche en avant. Je me réjouis de l’avènement d’une ère démocratique en Gambie », se félicite Jean-Pierre Fabre, Président national de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) et chef de file de l’opposition dans les colonnes de ce quotidien privé.

En politique toujours, Togo presse parle plutôt de la diplomatie entre le Togo et la Zambie avec en toile de fond la venue de la ministre zambienne, Dora Siliya au Togo. Elle a été reçue à la primature par le Premier ministre.

« Au sortir de l’entretien, elle a confié qu’elle est l’envoyée spéciale de son président, M. Edgar Lungu, et qu’elle est venue transmettre une lettre au président togolais, Faure Gnassingbé, par l’intermédiaire du Chef de Gouvernement, M. Komi Sélom Klassou », lit-on.

En rubrique société, Forum de la semaine aborde le problème des 160 jeunes togolais abusés criant leur colère contre les promoteurs au respect du code de la route face au projet PROMOCIV.

« Ces jeunes togolais, 160 au total dont une première vague de 40 titulaires d’un Master, recrutés en mai dernier, par un certain Oscar Attiogbé et une seconde vague de 120 titulaires d’une maîtrise recrutés en juillet 2016 par le truchement de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE) et l’Agence nationale de volontariat au Togo (ANVT), se retrouvent à la maison parce que les responsables du projets ont disparu », informe le quotidien.

Le Médium fait un tour au FNFI et évoque la question du bilan annuel de cette structure étatique de la finance inclusive.

« 16,2 Milliards ont servi à faire 421.350 renouvellements de crédits APSEF, AGRISEF et AJSEF à ce jour grâce au système de revolving : les crédits remboursés permettent de faire de nouveaux avec les mêmes ressources. Les renouvellements de crédits du FNFI vers les PSF, dont le montant total s’élève à ce jour à 16,2 Milliards constituent donc l’ossature majeure des opérations du FNFI et surtout que les crédits FNFI se remboursent par les bénéficiaires en dépit de quelques difficultés qui subsistent », montre-t-il.

En matière de contribution des sociétés aux recettes budgétaires de 2017, Union pour la Patrie fait des révélations. Selon le journal, la CEET « dégringole » à -58,95%, la BPEC bondit de 864%.

« La Compagnie énergie électrique du Togo (CEET) qui passe de 1,218 milliard de francs CFA en 2016 à 500 millions de francs CFA en 2017. La plus forte progression en pourcentage vient de la Banque populaire pour l’épargne et le crédit (BPEC), qui passe de 46 millions à 443,453 millions de francs CFA, soit 864,03% », précise le journal.

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