24 janvier 1974 - 24 janvier 2017

Et de 43 pour l’attentat de Sarakawa

Le chef de l’Etat Faure Essozimna Gnassingbé a présidé mardi à Sarakawa à Lomé, la commémoration du 43ème anniversaire de l’attentat du 24 janvier 1974, en présence du président de l’Assemblée nationale Dama Dramani, du chef du gouvernement Komi Sélom Klassou et de plusieurs autres autorités civiles et militaires.

La commémoration du 43ème anniversaire de l’attentat contre feu président Gnassingbé Eyadéma déguisé en accident d’avion, a été marquée sur le lieu du drame par le dépôt d’une gerbe de fleurs au mausolée de Sarakawa par le chef de l’Etat.

Le 10 janvier 1974, le président Eyadema annonce l’intention de son gouvernement de prendre la majorité des parts de la société exploitante des mines de phosphate et décide que la commercialisation sera désormais assurée par un organisme public.

Les circonstances de l’accident le 24 janvier 1974 à 15h 37 mn, le DC3 dans lequel il a pris place s’écrase à Sarakawa. Un sabotage imputé aux milieux financiers étrangers hostiles au projet de nationalisation de la société des mines de phosphates.

La réaction ne se fait pas attendre. Le 2 février 1974, Gnassingbé Eyadema, sorti miraculeusement indemne du crash, annonce la nationalisation de la Compagnie togolaise des mines du Bénin.

Le Togo, dès lors, va plus que jamais s’affirmer soucieux de son indépendance économique et, plus généralement, de son authenticité.

Au nom de ce retour aux sources, le nom de certaines villes sont africanisées et de nombreux togolais renoncent à leurs prénoms étrangers (Français principalement) au profit de prénoms typiquement africains. Ainsi, le président lui-même abandonne Etienne au profit d’Eyadema.

L’année 1974 est qualifiée de « trois glorieuses » dans l’histoire du Togo. Sarakawa était le catalyseur de la lutte déterminée que le père de la nation menait en son temps avec vaillance pour que le Togo prenne un nouveau départ dans la plénitude de sa souveraineté économique.

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