Situation administrative des médias au Togo

Entre Sud Médias (Lcf et City Fm) et la HAAC, ça ne va pas

Au rang des informations de premier ordre dans la presse depuis ce 03 février, la fermeture prochaine des chaines du groupe Sud Médias. Jeudi lors d’une conférence de presse organisée par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC), plus de précisions ont été apportées à l’affaire.

26 décembre 2016, la HAAC rendait public un communiqué dans lequel il prévenait un certain nombre de médias dont La chaîne du futur (LCF), Radio Daoul de Bassar, Radio Bonne nouvelle de Lomé, Radio Maria (Kpalimé et kara), City FM, d’une éventuelle fermeture,ces chaines n’ayant pas selon ledit communiqué régulariser leurs situations auprès de l’institution républicaine.

L’on s’étonne dès lors de ce que les chaines LCF et City FM du groupe Sud Médias, installé à Lomé depuis 2007, figurent sur la liste des médias incriminés. Selon la HAAC, le groupe n’a pas pour ses médias déposé les dossiers de demande d’agrément d’installation et d’autorisation de fonctionnement. Ainsi ces chaines e émettant, selon la HAAC, violent les lois en vigueur dans le secteur. Aussi, selon l’instance de régulation de la presse au Togo, le groupe Sud Médias n’a pas régulièrement participé à l’appel d’offre pour assignation de de canaux de télévision et de fréquences FM organisé au moment de son installation en 2007. Et faisant fi de nombreuses interpellations, le groupe continue d’exercer en toute illégalité.

Faux, rétorquent les responsables du groupe. Selon M. Luc ABAKI, directeur général du groupe, en février 2007, ledit groupe a acheté deux dossiers d’appel d’offres lancé conjointement par la HAAC et l’Autorité de réglementation des secteurs de postes et de télécommunications (ARTP), puis adressé à la HAAC la somme de 12 millions de FCFA pour obtention de fréquences. En juin 2007, l’ARTP, selon M. ABAKI, a transmis à la HAAC, par lettre N°627/ARTP/DG/DAF/07, des fiches d’attribution des canaux et fréquences et ce conformément à la lettre N°0070/HAAC/07/P du 11 mai 2007 qui avait été adressée à l’ARTP par la HAAC. Des éléments que ne comprend pas le responsable de Sud Médias qui se demande comment la HAAC pouvait-elle manquer de délivrer des autorisations au groupe au lancement de ses activités dès lors que c’est elle même qui a sollicité les canaux et fréquences pour le compte dudit groupe. De plus, d’autres dossiers ont été déposés en 2012 et 2015, selon M. ABAKI, à la demande de la HAAC sans qu’aucune suite ne leur soit donnée.

Pour se justifier, les responsables du Sud Médias brandissent des documents administratifs prouvant leurs arguments. On retrouve entre autres des reçus de l’ARTP datant de février 2007 confirmant l’achat des dossiers d’appel d’offres pour assignation de canaux de télévision et de fréquences FM et une fiche d’assignation de fréquences radioélectriques signé du même organe.

Pour l’instant, la HAAC est claire : City FM et LCF ne disposent d’aucune référence permettant une éventuelle régularisation.

La HAAC donne à Radio Daoul de Bassar, Océan fm d’Aneho, Radio la Voix de Vo (RVV) de Vogan, Bonne Nouvelle de Lomé, LCF et City fm de Lomé, jusqu’au 05 février afin qu’ils se mettent en règle avec elle ; au risque de s’exposer à des sanctions.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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