Mme Akoura KAMA-DJONNA, vice-présidente de l’association RAPAA.

Formation de la RAPAA sur la Lutte contre le VIH/Sida au Togo

Ensemble pour freiner drogue et VIH/SIDA

Des représentants d’une trentaine d’associations œuvrant dans la lutte contre le VIH/SIDA sont formés ces 25 et 26 août sur l’interaction entre l’utilisation de drogue et la contamination à ladite maladie. L’initiative émane de l’association Recherche Action Prévention Accompagnement des Addictions (RAPAA).

Amener les organisations de la société civile togolaise œuvrant dans la lutte contre le VIH/SIDA à mieux comprendre les risques de contamination au VIH/sida dus à l’utilisation de drogues dans l’optique de mieux accompagner les PVVIH (Personnes vivants avec le VIH), telle est la mission que s’est assignée l’association RAPAA en organisant une formation sur la question ces 25 et 26 août. Ayant connu la participation d’une trentaine de personnes représentant chacune une association active dans la lutte contre le VIH/Sida, la rencontre bénéficie du soutien de Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) et de la Plateforme nationale des organisations de la société civile.

« Nous avons compris qu’il y a un fort lien entre la consommation de drogue et la contamination au VIH/Sida dans la mesure où dans l’usage de la drogue, il y a l’utilisation d’instruments qui favorisent la contamination. C’est dans ce cadre que nous avons jugé utile de réunir tous les acteurs qui œuvrent déjà dans la lutte contre le VIH/Sida pour leur apporter les bonnes informations. Cela leur permettrait de tenir compte de ce corolaire dans leurs sensibilisations et dans toutes les actions qu’ils vont mener à l’endroit des personnes vivant avec le VIH/Sida », explique Mme Akoura KAMA-DJONNA, vice-présidente de l’association RAPAA.

Huit modules sont au menu de cet atelier. Il y sera question notamment des types et formes de drogue, l’accompagnement à apporter à une personne sous addiction de la drogue, les thérapies à apporter à une personne addicte et vivant avec le VIH/Sida.

Photo de famille des participants

Notons que le Togo, comme la plupart des pays de l’Afrique de l’Ouest est confronté au phénomène de la drogue. Pas plus tard que le 26 juin dernier, le ministère de la sécurité et de la protection civile a procédé à l’incinération de 10 tonnes de stupéfiants saisis l’année dernière. Entre juin 2014 et 2015, les services de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et du Blanchiment (OCRTIBD) au Togo, ont saisi 205 kg de cocaïne, 5400 kg de cannabis et 1 kg de méthamphétamine. Les premiers mois de 2014 ont vu la saisie de plus de 4600 kg de drogues (soient près de 4300 kg de cannabis, 76 kg de cocaïne, 12 kg de méthamphétamine et plus de 230 kg de substances psychotropes). Une hausse de la quantité de cocaïne saisie est observée depuis 2013.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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