Ebola : se parler, s’écouter

La fièvre hémorragique Ebola continue son ravage sur le continent, plus précisément dans les Afriques de l’Ouest et Centrale. Malgré les multiples mesures de précaution mises en place par les autorités des pays touchés, rien n’arrive, du moins pour le moment, à arrêter la progression de cette curieuse maladie. Elle tue aussi rapidement que sa contagion s’effectue à la vitesse de la lumière. Pas de vaccin, pas de traitement idoine.

La propagation du virus Ebola a engendré des mesures drastiques de certains pays africains ou d’autres continents. La Guinée a été le premier pays à avoir fermé ses frontières terrestres avec le Libéria et la Sierra Leone. Le Tchad a également suspendu jusqu’à nouvel ordre ses vols en provenance du Nigeria dès que des cas se sont avérés dans le pays de Goodluck Jonathan. 

Dans plusieurs pays, des contrôles sanitaires ont été imposés systématiquement à tous les passagers débarquant aux aéroports et aux frontières terrestres officiels.

Par contre, les frontières entre pays africains étant très poreuses, la seule voie pour éviter la contamination du virus Ebola est le respect des règles d’hygiène et de prévention instaurées par les gouvernements. 
Au Togo, il est demandé aux populations de laver régulièrement les mains afin d’éviter la transmission par salutation ou par absorption de nourritures souillées. En cas de constatation d’un symptôme de la maladie, un numéro vert, le 111, est mis à la disposition des populations pour contacter la cellule de crise. Cette disposition permettra d’envoyer sur place quel que soit le lieu une équipe de médecins formés pour soigner les malades « présumés ». 

Le hic, c’est que les citoyens dénoncent déjà le « fonctionnement limité » des répondants au 111. Le fait est que les fonctionnaires d’Etat écoutent à peine leurs interlocuteurs et les réponses données ne sont pas de nature à satisfaire les attentes des populations. 

Au cours d’une rencontre avec la presse au siège du gouvernement, le premier ministre togolais, Ahoomey-Zunu a reconnu les manquements allégués. Il a rassuré tout le monde des efforts à faire désormais pour renforcer la cellule de coordination et la rendre plus efficiente. Pour lui, l’inexistence à ce jour de cas avéré au Togo est une raison supplémentaire qu’on se parle et qu’on s’écoute pour repousser la maladie… c’est-à-dire qu’on instaure une communication permanente. 

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