Cantine scolaire

Dogbè mobilise davantage pour les élèves les plus vulnérables

Une soixantaine d’acteurs impliqués dans l’alimentation scolaire au Togo prennent part depuis ce mardi aux travaux d’échange organisé par le Groupe de la Banque Mondiale et le Programme alimentaire mondiale (PAM) pour la mise en œuvre de la revue des capacités nationales et d’élaboration de la feuille de route sur l’alimentation scolaire.

L’objectif global de ces deux (2) jours de travaux, est de conduire une revue du diagnostic d’alimentation scolaire afin d’identifier les forces et les faiblesses, d’une part, et de mettre à jour les feuilles de route pour la promotion de l’alimentation scolaire durable au Togo, d’autre part.

Pour la ministre du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mme Victoire Tomégah-Dogbè qui a ouvert les travaux, le programme des cantines scolaires est mis en œuvre par le Projet de développement communautaire et de filets sociaux (PDCplus) depuis 2008 et couvre actuellement 308 écoles dans les 5 régions au Togo, pour un effectif de 84.000 enfants. Près de 50 millions de repas chauds ont été servis depuis le démarrage du programme., la pauvreté, l’insécurité alimentaire et la faim, surtout en milieu rural sont les principales causes des faibles performances des indicateurs scolaires enregistrés au cours de ces dernières années au Togo.

« Les données sur la scolarisation (taux d’abandon, taux d’achèvement, taux de redoublement) constituent des défis majeurs qui appellent à une conjugaison d’efforts pour une meilleure contribution à l’atteinte de l’objectif de l’éducation scolaire. Aujourd’hui, ces travaux ont été organisés par le PAM et la Banque Mondiale pour voir comment relever les forces et les faiblesses du système actuel, comment inscrire la durée pour faire en sorte qu’au moins d’ici quelques années l’on puisse passer du taux de couverture de 6% à 20% et surtout touchés les cantons les plus pauvres du pays », a-t-elle déclaré.

En termes d’impact, selon elle, une première évaluation du programme a révélé un effet significatif sur les indicateurs scolaires et une amélioration de l’état de santé et de nutrition des élèves.

«  L’évaluation a permis de noter une augmentation des effectifs scolaires de 9,4% dans les écoles bénéficiaires contre 7% dans les écoles non bénéficiaires avec une augmentation en hausse des filles par rapport aux garçons », a-t-elle relevé.

La Chargée du bureau du Programme alimentaire mondiale (PAM), Ngassam Tchaptechet, a indiqué que les cantines scolaires sont un instrument important de protection sociale car elle permet aux enfants les plus vulnérables d’avoir au moins un repas par jour et d’améliorer leur capacité d’acquisition du savoir et d’en faire des citoyens travailleurs et responsables.

Depuis 2014, le gouvernement consacre des ressources essentielles notamment environ 550 millions de francs CFA chaque année aux cantines scolaires pour pouvoir compléter l’accompagnement de la Banque Mondiale.

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