Santé de reproduction à l’Université de Lomé

Des résultats affolants

L’Association togolaise pour le le bien-être familial (ATBEF) a organisé ce 03 mai, à Lomé un atelier de divulgation des résultats d’une étude qu« elle eut menée en milieu universitaire intitulée »Analyse situationnelle de l’accès aux services de la santé de la reproduction et de la contraception au sein de l’Université de Lomé".

Avec l’appui financier de la Fédération internationale pour la planification familiale région Afrique (IPPFRA), l’ATBEF a organisé du 23 au 27 novembre 2015 un atelier de restitution d’une étude d’Analyse situationnelle de l’accès aux services de la santé de la reproduction et de la contraception au sein de l’Université de Lomé". Objectif : identifier les déterminants de l’accès des étudiants aux services de santé de la reproduction et de planification en vue de fournir des évidences pour le plaidoyer en vue de la promotion de l’accès aux services de la santé de la reproduction et de la contraception dans la communauté estudiantine.

Avec une population étudiée de 1376 étudiants (dont 639 du sexe féminin) venant des 13 facultés, écoles et instituts de l’établissement, cette enquête montre que les étudiants, dans leur majorité (73,1%) connaissent des méthodes de contraception. Cette connaissance est élevée pour deux méthodes : le préservatif et la pilule. Aussi 66,2% des étudiants interrogés ont eu des rapports sexuels une fois au moins dans leur vie, 63% d’entre eux l’ont expérimenté pour la première fois entre 15 et 19 ans. L’utilisation d’une méthode contraceptive par les étudiants ayant des relations sexuelles est faible : seulement 43,4% l’ont faite une fois au moins. Les préservatifs (78,6%) constituent la principale méthode utilisée suivie de la pilule (5%).

Les grossesses non planifiées ne maquent pas sur le campus : 124 étudiantes en ont été touchées une fois, 27,8% d’entre elles, neuf mois avant l’enquête. Les interruptions volontaires de grossesses, 84 étudiantes en ont eu recours une fois.

L’enquête révèle aussi que l’accès aux services de la santé de la reproduction et de la contraception est limité pour les étudiants.Les raisons sont multiples.

« Au sein de l’université de Lomé, il y a un centre de médecine préventive qui est habilité à offrir des soins et à offrir des services en santé de la reproduction aux étudiantes et étudiants. Il était très important que nous puissions avoir une idée sur la situation dans ce domaine, le comportement des étudiantes et étudiants vis à vis de la contraception et par rapport à la santé sexuelle et de la reproduction. Aujourd’hui, nous sommes en train de nous rendre compte qu’il y a beaucoup de travail à faire au niveau de la prise en charge des besoins des apprenants en santé sexuelle et de la reproduction », a indiqué Dr Wonouvo Kossi GNAGNON, président national de l’ATBEF.

« L’étude a été faite car des besoins se sont faits sentir. Il serait anormal de ne pas en profiter.Des recommandations ont été faites et il faut faire en sorte qu’elles deviennent réalité. Mais d’ores et déjà, on peut affirmer qu’en matière de médecine préventive concernant la santé de la reproduction, il est important que l’université prenne des actions non seulement au niveau des jeunes filles mais aussi pour les jeunes garçons parce que les résultats que nous venons de voir sont affolants », ajoute Pr. Messanvi Gbeassor, président de l’université de Lomé.

Les autorités universitaires et gouvernementales, les partenaires techniques et financiers de l’université de Lomé ainsi que les étudiants, ont été interpellés sur leurs devoirs pour une meilleure prise en compte de la question de la santé de la reproduction et de la contraception.

A propos de l'auteur

Ghislain A.-K.

Jeune journaliste, il est un rédacteur du site d’informations pa-lunion.com

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