Primaire de la gauche en France

Benoît Hamon défendra les couleurs du PS à l’élection présidentielle

La primaire de la Belle Alliance Populaire a été remporté, dimanche soir par M. Benoît Hamon. Sur 77,5% des bulletins de vote dépouillés, il obtient 58,88% des voix contre 41,12% pour Manuel Valls.

Les électeurs du second tour de la primaire élargie du PS ont, pour près de deux tiers (2/3) d’entre eux, choisi M. Benoît Hamon comme leur candidat pour l’élection présidentielle. Le décompte de 77,5% des bureaux de vote révèle un score de 58,88% pour Hamon contre 41,12% pour M. Manuel Valls.

L’ancien premier ministre a reconnu sa défaite, tout en souhaitant bonne chance à M. Benoît Hamon, désormais le « candidat de notre famille politique ».

« La gauche relevait enfin la tête. Il faut écrire une nouvelle page de notre Histoire », a lancé M. Hamon lors de son discours à la Mutualité.

Il promet par ailleurs de rassembler tous les socialistes, la gauche et les écologistes avec qui "les idées en partage sont si nombreuses. « nos différences ne seront pas irréductibles quand il s’agira d’affronter nos vrais adversaires », a-t-il ajouté.

M. Benoît Hamon défendra les couleurs de la gauche à l’élection présidentielle. Mais laquelle ? Ni radicale, ni social-démocrate. Une gauche du troisième type qu’il a inventé de toutes pièces en réhabilitant l’utopie.
Personne ne sait jusqu’où ira Benoît Hamon avec son air de bon camarade et de M. Modeste, il a déjà fait des ravages. D’abord en faisant chuter Manuel Valls, premier ministre sortant, incarnation de la rigueur, de la gauche de gouvernement, héritier de la deuxième gauche rocardienne mais avec une greffe républicaniste que n’aurait pas désavoué un Jean-Pierre Chevènement.

Mais Hamon ce n’est pas non plus la première gauche, la gauche guesdiste, celle qui ne voit la vie qu’en termes de lutte de classe, en noir et blanc, la gauche « anti-capitaliste ».

Pour l’instant, il n’y a pas d’enjeu.

Les vrais enjeux, c’est pour le 23 avril, où la gauche est toujours menacée d’élimination dès le premier tour pour cause de division et d’absence de crédibilité. Mais cette campagne peut réserver encore bien des surprises, avec un candidat de la droite républicaine très affaibli par l’ « affaire Penelope » et un candidat « centriste » qui cristallise lui aussi beaucoup d’espoirs mais dont on ne sait encore rien du programme.

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