La presse écrite du mercredi 03 août 2016

Ayassor s’en est allé

Le remaniement technique du gouvernement Klassou est le sujet phare qui intéresse les journaux parus en kiosque ce mercredi à Lomé.

« Premier coup d’éclat du Président de la République, Faure Gnassingbé évince Ayassor et le remplace par Sani Yaya », titre Tingo Tingo.
Pour le journal, Adji Otèth Ayassor occupait ce poste depuis 2007 et pendant près de dix (10) ans, il a géré ce portefeuille d’une main de fer et a été cité dans plusieurs scandales financiers dont le dernier reste la rétro commission de plusieurs millions de francs CFA perçus sur la passation du marché pour le réaménagement de la route Lomé-Vogan-Anfoin.

« Après 48 heures, on en sait davantage sur l’éviction inopinée du richissime Ayassor », écrit Vision d’Afrique.
« Ayassor a tenté ses derniers temps de corriger un peu pressé, en voulant redorer le blason de sa peau d’agneau et en évoquant son attachement à la politique du chef de l’Etat. Cette dernière question concerne les nouvelles baisses des produits pétroliers où Faure avait demandé à voir si l budget togolais pourrait supporter de nouvelles baisses, le ministre Ayassor aurait opposé une résistance farouche au patron qui n’a pas du tout apprécié ce comportement d’insubordination vis-à-vis du patron, qui comme à son habitude n’a gardé que du silence dit et a préféré prendre une décision qui serait fatale pour le tout puissant de Défalé », fait savoir le journal.

Liberté se penche sur ces prédécesseurs et informe que l’éjection d’Adji Otèth Ayassor pour « les non-dits » d’un limogeage surprise dont les partenaires comme l’Union Européenne (UE) satisfaits et une longue liste des évictions sans explication sous Faure.
« Ça fait un de moins. Cette réaction d’un compatriote sur la toile n’est que suffisamment expressive et représentative du sentiment qui anime les Togolais à la tombée de cette nouvelle. Un tour des réactions sur les réseaux sociaux permet de se rendre compte que ce limogeage réjouit beaucoup de monde et fait même bander certains de joie. Il apparait clair qu’Adji Otèth Ayassor, parachuté au gouvernement depuis 2007 en remplacement de Payadowa Boukpessi au ministère de l’Economie et des finances qu’il a carrément confisqué depuis une décennie, n’a pas trop d’amis  », déplore le journal.

Dans la même lignée, Le Messager trouve que le portefeuille de l’économie et des finances est confié désormais à Sani Yaya avant de se demandé ce que deviendra celui de la Planification et de la Prospective.
« Depuis sa nomination à la tête de cette institution, Adji Otèth Ayassor est resté ‘’l’homme de main’’ du président de la République du fait d’un portefeuille clé qu’il détenait à un moment où il fallait écrire une autre page de l’histoire du pays, avec à la clé, les réformes économiques voulues par le Chef de l’Etat. De 2007 à ce jour, monsieur Ayassor à mené ces réformes avec des hauts et des bas, ce qui a permis la stabilisation, macroéconomique du pays  », avance-t-il.

De son côté, Le Magna libéré, informe qu’après près de dix ans de gestion des finances du Togo, le tout puissant Ayassor, s’en va, Sani Yaya s’installe.
« Adji Otèth Ayassor était ministre d’Etat, chargé de l’économie et des finances et de la planification du développement, depuis 2006. Homme craint de ses collègues et collaborateurs, il avait la confiance de Faure Gnassingbé, le seul leader à qui il croyait devoir rendre des comptes. Sani Yaya était jusque-là ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances. Depuis quelques heures, il est devenu titulaire du portefeuille d’Adji Otèth Ayassor », précise le journal.

Passation de servie au ministère de l’Economie et des Finances, est le second sujet qui attire l’attention des colonnes des journaux.

« Le patron des finances passe le témoin à son successeur Sani Yaya », lance Le Libéral.
« Adji Otèth Ayassor, le désormais ex ministre de l’économie et des finances n’a pas perdu du temps. Sauté de son poste à l’issue de remaniement technique du gouvernement le soir du 1er août, il a transmis le témoin à son successeur le lendemain aux environs de 10h dans les locaux du CASEF qui abrite le siège du ministère de l’économie et des finances  », informe-t-il.

Pour Courier de la République, c’est une ambiance conviviale, de respect et d’admiration entre Ayassor et Yaya Sani.
« Ayassor s’en va, l’histoire reconnaitra en lui un fidèle serviteur de la République, quelqu’un qui aura pendant neuf ans montré sa fidélité et sa loyauté au président de la République. On ne peut que lui souhaiter une bonne suite. Yaya Sani passe aux commandes de l’Economie et des finances. Un autre joker qui saura rassurer au regard de son riche CV », ajoute-t-il.

Scandale des Panama Papers et conflit d’intérêt au sommet de l’Etat. « Eclaboussé, le premier ministre Sélom Klassou est-il encore légitime à la primature ? », se demande Dounia le monde.
« Au Togo, ceux qui sont censés lutter contre l’évasion fiscale sont plutôt de mèche avec des artisans du phénomène. Dans la liste des actionnaires de WACEM par exemple, on retrouve plusieurs officiels dont l’actuel premier ministre, Sélom Komi Klassou. Leurs fonctions les placent normalement au cœur de la lutte pour la transparence dans les industries extractives  », lit-on.

Forum de la semaine pour sa part parle de l’attribution des bourses aux étudiants où le MEET émet des sérieuses réserves sur certains points des nouveaux critères.
« Le gouvernement togolais, soucieux de créer des conditions idoines devant faciliter les études aux étudiants les plus méritants, a mis en place il y a deux ans, une commission ad hoc chargée de définir de nouveaux critères d’octroi des bourses aux étudiants. Malheureusement, le Mouvement pour l’épanouissement de l’étudiant togolais (MEET) ne semble pas être d’accord avec les nouvelles dispositions. Il en a émis des réserves à travers un communiqué rendu public hier, et signé de son président en exercice, Komlanvi Akomabou Kondo  », indique le journal.

Togo presse s’intéresse au Forum des pays Francophones d’Afrique qui est ouvert à Lomé.
« Un forum international des pays francophones d’Afrique sur le leadership féminin a été ouvert, hier, à Radisson Blu hôtel 2 Février, à Lomé. Placé sous le thème ‘’quel leadership féminin pour une émergence ?’’, ce forum est organisé par le Cercle d’initiatives citoyennes pour le challenge et le changement en Afrique (CICCA), en partenariat avec l’Institut du droit d’inspiration et d’expression française (IDEF-Togo). Il vise la prise de conscience autour de trois enjeux fondamentaux : la recherche du bien-être dans la problématique de développement économique, le combat pour l’égalité de droits entre les sexes et la participation des femmes à la gouvernance dans les affaires publiques et républicaines », indique-t-il.

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