Bars opportunistes…

Après les fêtes, on est où là ?

« Showtime »,« Bar la tendresse », « Relax bar »,« Bar Quartier Latin »... En voici quelques noms des bars et bistrots qui pullulent comme des vers de terre à Lomé avec un décor édénique et une sonorisation à fond. La prolifération anarchique des buvettes à l’approche des fêtes de fin d’année est une réalité dans la capitale togolaise. Et juste après le nouvel an, silence radio

Sur 7 jours sur 7 et 24h sur 24, ces buvettes animent les rues de Lomé, et ce, notamment vers la fin du mois de novembre. Elles drainent tout un monde et affutent par là, leurs armes pour les 24, 25, 31 décembre et le 1er janvier, d’autant plus que c’est la période des vaches grasses.

Tout ceci semble normal dans la mesure où ces buvettes sont d’une utilité absolue. Par conséquent, elles remplissent d’énormes fonctions : lieu de distraction, d’évasion, de réjouissance populaire… Bref, c’est un espace convivial que beaucoup de personnes aiment fréquenter compte tenu de l’atmosphère qui y règne.

Pour certains, c’est avec l’intention de rompre avec la routine et pour d’autres, c’est l’endroit idéal pour éliminer le stress ou encore l’endroit propice pour noyer leurs soucis dans un verre. Et d’un autre côté, ça rapporte également des sous aux tenanciers de ces bars. Mais qu’en est t-il réellement de la survie de ces « mini entreprises » ?

La plupart de ces snacks ne font pas long feu car juste après la Noël et le nouvel an, l’état de leurs locaux devient insalubre ; ils demeurent sans un minimum d’entretien et ils finissent par perdre leur confort, qui n’est en réalité qu’une « tôlerie peinture ». La sono commence également par être défaillante et les décibels diminuent d’intensité.

Le constat est clair, c’est des travaux de réfection qui sont opérés au préalable sur l’état de ces bistrots et des appareils de sono montés de toute pièce, tout ceci dans le but d’attirer le maximum de clients pendant les fêtes ; malheureusement au fil du temps, la musique lâche, l’ambiance est molle et la place déserte.

pa-lUnion.com n’a rien contre les bars-dancing, mais invite plutôt leurs tenanciers à faire preuve de réalisme pour la pérennité de cette branche d’activité.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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