4ème édition du Fadel

Adjandé Ayassor : « Le Fadel, un carrefour culturel majeur »

Dans le cadre des préparatifs de la quatrième édition du Festival des arts de Defalé (FADEF), prévue du 5 au 8 avril 2017, nous avons rencontré M. Adjande Ayassor, promoteur de ce festival qui nous explique les hauts et les bas, ce qui sera fait au cours de ce grand évènement.

Pa-Lunion : Bonjour monsieur, Présentez vous à nos lecteurs

Promoteur du Fadef : Je suis Adjande Ayassor, ingénieur en informatique de formation, directeur de société et donc promoteur du Festival des arts de Défalé. Bref, je dirai que je suis un amoureux de l’Afrique, du Togo, conscient que le développement de la localité doit forcément passer par ses ressortissants.

Alors, est-ce que vous pouvez nous parler du Festival des arts de Defalé ?

Le Festival des arts de Defalé à été créé en 2014. Au fil des années, nous nous positionnons comme un carrefour cultuel majeur dans la partie septentrionale du pays, donc un carrefour qui permet l’intégration des différents peuples du Togo. Le festival se déroule dans une localité qui à un site touristique naturel et situé en plein cœur de la région de la Kara, je dirai de l’Afrique de l’ouest. Cette année, nous sommes à la quatrième édition.

Parlez-nous de la date et du thème choisi

La quatrième édition se déroulera du mercredi 5 avril au samedi 8 avril. Le thème choisi est « la culture pour un développement durable ». En d’autres termes, comment est-ce qu’on fédère les énergies, toutes les couches sociales en l’occurrence les couches de la préfecture de Doufelgou autour de la culture ; où comment est ce qu’on part de nos spécificités culturelles pour en faire un vecteur de développement durable ?

La nouveauté de notre festival est de proposer des activités qui amènent le public à revisiter notre héritage culturel.

A vous suivre, vous faites la promotion de la culture, et il y a un peu du mélange avec la musique, la danse, l’exposition. Dites-nous, quel est le lien entre ces différentes activités ?

Quand on parle de l’émergence de l’industrie cultuelle, il faut aujourd’hui traiter les attraits culturels. En tous cas, nous, au niveau du festival, nous avons des composants culturels qui nous intéressent. D’abord les chants, les danses. Nous pensons que ces attraits peuvent être les forces pour le développement local.

Pouvez-vous nous donner ou nous rappeler le programme ?

D’abord, il y a une phase préparatoire il faut le rappeler. Ensuite, un tournoi de foot, puisque c’est le sport roi par excellence d’intégration des peuples. À partir du mercredi 05 avril, il y aura une conférence sur le commerce équitable. Le jeudi 06 avril, il y aura un marathon, et nous avons prévu une autre conférence avec les cadres autour du thème : « culture et développement durable ». Le vendredi 07 avril, nous appuierons les différents comités d’organisation de la fête Symtou Tchatchagou afin d’améliorer cette fête. Le samedi 08 avril, nous avons prévu une grande soirée apothéose avec des artistes venus de la région de la Kara et de tout le Togo, et un défilé de mode. À cet effet, nous mettrons en avant un jeune talent du nom de Tadona, un styliste qui aura à présenter une collection Fadef, exclusivement réalisée avec des matériaux locaux.

Quelles sont vos attentes à la fin de cette quatrième édition ?

A la fin de cette édition, nous voulons avant tout avoir cet enracinement local, faire asseoir le festival à l’échelle déjà préfectorale et aussi d’avoir une reconnaissance des plus hautes autorités de ce pays. Merci.

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