L’étau se resserre sur Yahya Jammeh

Adama Barrow a prêté serment ce jeudi

Selon la commission électorale, le candidat de l’opposition, Adama Barrow a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 1er décembre face à Yahya Jammeh, avec 45,54% des suffrages exprimés. Au pouvoir depuis 1994, ce dernier devrait faire prochainement une déclaration à la télévision nationale pour reconnaître sa défaite ce qui ne se fera pas.

Elu président « démocratiquement », de la Gambie, Adama Barrow a prêté serment ce jeudi, dans les locaux de l’Ambassade. C’était en présence de plusieurs ambassadeurs africains en poste au Sénégal.

« J’appelle tous les personnels militaires à rester loyaux à la Constitution », a déclaré Adama Barrow et de poursuivre. Je leur demande de démontrer leur loyauté à mon égard sans délai. Je leur demande de rester dans leurs casernes. Tous ceux qui circuleront avec des armes seront considérés comme des rebelles », a déclaré le président Gambien lors de sa prestation de serment.

Il demande par ailleurs à l’armée de lui faire allégeance.

Le président de la commission électorale de Gambie, Alieu Momar Njai qui avait déclaré la victoire d’Adama Barrow en décembre a été remarqué dans cette masse dans la salle qui se montrait beaucoup plus exiguë.

Le Sénégal se prépare à intervenir avec ses hommes déjà massées à la frontière. Dakar a reçu des hommes et des avions en renfort du Nigeria et du Ghana et un soutien des autres pays de la CEDEAO pour chasser Yahya Jammeh de son palais présidentiel, la State House.

L’armée nigériane effectuait jeudi après-midi des vols de reconnaissance au dessus de la capitale gambienne, alors que le président élu Adama Barrow doit prêter serment au Sénégal voisin, le président sortant Yahya Jammeh refusant toujours de quitter le pouvoir.

« Nos forces aériennes sont actuellement au dessus de la Gambie », a confirmé à l’AFP Ayodele Famuyiwa, porte-parole de l’armée de l’air nigériane, ajoutant qu’elles « ont les capacités d’attaquer », si Yahya Jammeh ne cède pas le pouvoir.

A Banjul, les principales rues se vident d’hommes, les touristes et quelques étrangers quittent le pays de peur d’une guerre.

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