Echange de documents entre Khardiata Lo N’diaye du PNUD et les responsables des entreprises

Le PUDC s’éparpille partout au Togo

44 entreprises pour la réalisation des socio communautaires

Il y a quelques mois, le Togo a lancé un projet dénommé le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC). Ce programme qui a pour objectif d’accélérer significativement leur accès aux infrastructures, équipements et services sociaux et économiques de base, cible les zones peu ou mal desservies par les interventions de l’Etat.

Dans sa présentation de vœux à la nation togolaise, le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé a annoncé : « L’écho de vos préoccupations exprimées me confirme que la gouvernance doit être encore plus sociale. C’est la raison pour laquelle le gouvernement, sous mon impulsion, poursuivra résolument la mise en œuvre des différentes initiatives sociales ».

Ce jeudi, le PNUD a signé des conventions avec 44 entreprises pour la réalisation des socio communautaires (écoles, dispensaires) dans 15 localités d’un coût global de 4 milliards de Fcfa.

Dans ladite signature de convention est prévu notamment de plus de 200 salles de classe, de 4 centres médico-sociaux, de 8 unités de soins périphériques.

Selon la représentante du PNUD au Togo, Mme Kardhiata Lo N’Diaye, le gouvernement place l’année 2017 sous le signe des investissements sociaux. Elle a également invité les entreprises sélectionnées à travailler dans la « rapidité, la qualité et la durabilité ».

46,8% du budget sera mobilisé pour la cause notamment, vers, l’éducation, la santé, le développement socioéconomique de base, l’agriculture, l’eau et l’électrification rurale. Ces actions, seront mises en œuvre à travers le Programme d’Urgence pour le Développement Communautaire (PUDC) et le Programme d’appui aux populations vulnérables (PAPV), qui visent une amélioration des conditions de vie des populations vulnérables dans les différentes régions de notre pays, avec un accent particulier sur le développement des infrastructures et la réduction de la pauvreté.

Pour cette première phase relative au volet santé, pour compte de 2016, il est prévu la construction de quatre (4) centres médicaux sociaux, sept (7) unités de soins périphériques, vingt (20) incinérateurs dans les cinq régions économiques du Togo. Il y a aussi la réhabilitation de Trois (3) hôpitaux préfectoraux pour un montant total d’un milliard, cinq cent cinquante-huit millions FCA (1. 558 000 000). Deux (2) Unités de soins périphériques dans les cinq (5) régions économiques du Togo et dans les préfectures suivantes (Tandjouare, Sotouboua, Tchaoudjo, Blitta, Kpendjal, Oti, Dankpen, Wawa, Haho, Vo, Golfe, Zio, Kozah, Tchamba, Bassar).

Pour le volet éducation, le programme prévoit entre autre, la construction de 141 salles de classes, 88 blocs latrines dans le primaire, 52 salles de classes, 13 blocs administratifs, et 11 blocs latrines dans le secondaire1, treize (13) laboratoires et onze (11) blocs administratifs dans le secondaire 1, 36 salles de classes, neuf (9) blocs administratifs dans le secondaire2, neuf (9) laboratoires et deux (2) blocs latrines dans le secondaire2.

Toutes ces réalisations sont concentrées sur 69 sites répartis dans les cinq (5) régions économiques du Togo à travers dix-neuf (19) préfectures à savoir (Golfe, Yoto, Vo, Zio, Ogou, Anié, Est-Mono Tchaoudjo, Mo, Tchamba, Dankpen, Tandjouare, Tone, Doufelgou, Amou, Blitta, Bassar, Oti, Kpendjal).

Par ailleurs, le volet santé prévoit l’achat d’équipements tels que des véhicules de supervision, des ambulances des cliniques mobiles polyvalentes des kits médicaments.

Lancé en 2016 et d’un montant total estimé à 155 milliards sur 3 ans, le PUDC prévoit, une aide aux populations rurales et vulnérables du pays qui constituent près de 62% de la population du Togo. En outre, 77 milliards FCFA seront également mobilisés au budget pour atteindre les réalisations des programmes PUDC et PAPV prévues en 2017.

Il faut rappeler que le PUDC comprend plusieurs axes dont le développement des infrastructures socio-économiques de base, le renforcement des capacités institutionnelles des acteurs nationaux et locaux, le développement de entrepreneuriat rural et la création d’un système de géolocalisation des infrastructures.

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