30 millions FCFA pour Kodjovi Obilalé

Comme prévu dans la convention d’objectif signée par la Fédération Togolaise de Football (FTF), le ministère des Sports a indiqué, mardi, avoir envoyé les 30 millions de francs CFA à l’ancien goal des Eperviers Kodjovi Obilalé.
« La somme promise par l’Etat togolais a été débloquée et envoyée au joueur le 30 juin dernier par les soins de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Cela devra lui de poursuivre les soins médicaux et la rééducation », a indiqué Nabine Gnoh, Directeur de cabinet du ministère des Sports.
Selon les chiffres communiqués à notre rédaction par le ministère des Sports, depuis le drame de Cabinda, l’Etat togolais a débloqué la somme totale de 141.065.367 de francs CFA pour aider Kodjovi Obilalé.
Son transport de l’Angola en Afrique du Sud où il a été pris en charge. Puis son transfert à Lorient auront coûté à l’Etat 76.065.367 francs CFA. Mais les aides ne se sont pas arrêtées là. Puisque toujours en 2010, une somme de 35 millions de francs CFA lui a été envoyée par les soins de la BCEAO. A cela, il faut ajouter cette nouvelle aide qui vient de lui être envoyée et qu’il devrait toucher chez Crédit Mutuel de Bretagne.
Kodjovi Obilalé a été touché lors de l’attaque des bus des Eperviers à Cabinda le 8 janvier 2010, par deux balles. Tout proche de la mort, le gardien de but s’en est finalement sorti après avoir subi sept interventions chirurgicales mais souffre de dysfonctionnements musculaires.
En avril dernier, il criait encore sa détresse et considèrait que le gouvernement et la Fédération Togolais l’ont abandonné à son sort. « Je me sens un peu délaissé. C’est toujours le mot approprié. Et puis, personne ne sait ce que je fais, ce que je suis devenu, comment je fais pour manger… Tout le monde s’en fout », avait-il expliqué à RFI.
Outre l’aide que l’Etat togolais lui apporte, l’ancien goal des Eperviers avait bénéficié en novembre 2010 d’une contribution de la FIFA d’un montant de 72 000 euro. « Les gens pensent que les 72 000 euros sont dans ma poche. Que ce sont des sous que j’ai encaissés et voilà, je suis riche. Ça ne se passe pas comme ça. Moi, je ne suis pas assuré à 100 % ici. Il y a des frais. Il y a des choses à régler. J’ai réglé tout ça. Les gens pensent que c’est bon. « Le petit, il a eu ça… Voilà… C’est bon… Il est à l’aise ». Mais à l’aise de rien du tout ! », avait-il tenu à préciser.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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