2015, une année de conscience collective

Que nous réserve l’année 2015 ? En bon citoyen du monde, on doit être optimiste pour la vie des mondains cette année ; on doit espérer que l’ensemble des populations trouve désormais à manger à sa faim, trouve de quoi se vêtir, bénéficie d’une éducation ; espérer que les armes se taisent là où elles crépitaient ; on doit se projeter sur une croissance économique forte indispensable à l’évolution du monde ; on doit souhaiter que la paix, la concorde, la convivialité, l’amitié et l’amour règnent désormais entre tous les peuples sur la planète terre ; bref, on doit être positif.

Etre positif ne signifie pas ignorer toutes les contraintes qui entourent nos vies quotidiennes. Evidemment, l’on ne peut écarter de nos prévisions les difficultés, les problèmes, les surprises désagréables, les anomalies, les faillites, les conflits, les excentricités, etc. Elles existent et elles sont là pour nous guider. Quand, dans son discours à la Nation, le Chef de l’Etat proclame, je cite : « Nous sommes témoins chaque jour des crises identitaires qui traversent les sociétés contemporaines et qui les conduisent à rechercher leur voie, parfois au prix de heurts et de soubresauts ruineux… Tout l’enjeu, mes chers compatriotes est de ne pas nous éloigner, à aucun moment, de ce qui compte réellement pour nous-mêmes et pour le Togo de demain. », il souhaite donc que chacun de nous prenne conscience de nos origines, nos parcours, nos clivages, nos pertes collectives. En conséquence, l’idéal serait de faire une introspection individuelle en recherchant nos faiblesses et pouvoir y remédier. Notre avenir commun en dépend.

Étrangement, l’année 2015 est une année électorale au Togo. La présidentielle et les locales sont annoncées. Et comme telle, l’année sera tumultueuse, empreinte de violences ou non, et ce, selon les comportements des politiques. Nous ne le dirons jamais assez, le discours politique est le détonateur de toutes les crises socio-politiques. Après tant de souffrances, de divisions, d’amertumes, de blessures, de pertes en vies humaines, de dégâts matériels, avons-nous encore besoin d’organiser des élections violentes chez nous ? A cet effet, 2015 doit être pour nous togolais une année de conscience collective.

A propos de l'auteur

Late Pater

Il est rédacteur au journal L’Union pour la Patrie et au site web Pa-lunion.com

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